MINI-ESSAI #2

Mini-essai #2

Objet : Contrepied de http://nuagedefumee.blogspot.com/ – Mini-essai sur le blogue

Introduction

En octobre dernier, ma collègue Véronique Bonnelly a rédigé, sur son blogue, Du signal de fumée à l’informatique en nuage, un mini-essai sur le lien entre la technologie des blogues et la communication publique.

Le point de vue analysé dans le billet de ma collègue est celui d’un journaliste professionnel. Selon son analyse, les journalistes sont divisés par rapport à l’utilisation des blogues. Pour certains, il s’agit d’un outil incontournable. « Maintenant, la majorité des quotidiens publient leur contenu et même des compléments sur Internet. Ainsi, les journalistes à l’emploi de ces publications possèdent un blogue, qu’ils entretiennent très régulièrement, laissant la place au public pour émettre des commentaires. » (Veronique Bonnelly, 2011)

En d’autres mots, la proximité entre le lectorat et le journaliste semble être le principal avantage mis de l’avant par ma collègue.

Cependant, cette proximité et interaction peuvent devenir des freins pour d’autres journalistes. Ils les voient comme des critiques peu constructives pour leur travail.

Véronique conclut son analyse en évoquant le fait que les journalistes professionnels ne pourront malheureusement pas rivaliser encore longtemps avec les blogues compte tenu de leur très forte présence sur Internet.

Le blogue et l’opinion publique

Même si je respecte énormément le point de vue de ma collègue, je crois qu’il pourrait être intéressant d’analyser et de faire ressortir les qualités et les défauts de cette technologie par rapport à un autre point de vue, celui de l’opinion publique. Un blogue est avant tout une plateforme facilement accessible qui permet à quiconque de pouvoir s’exprimer librement, et ce, selon plusieurs formes de billets. (Grand dictionnaire terminologique)

Le blogue est donc, selon moi, la plateforme de prédilection pour permettre aux citoyens de s’exprimer et de pouvoir ainsi influencer l’opinion publique.

Les qualités et défauts

Si on se penche sur les qualités et avantages des blogues, selon le point de vue de l’opinion publique, on retrouve souvent les éléments suivants.

L’accessibilité des blogues :

Pour que le blogue puisse influencer l’opinion publique, cette technologie doit être accessible, facile et rapide à utiliser pour tous les citoyens. Les plateformes de blogue de prédilection comme Blogger ou WordPress sont des plateformes totalement gratuites qui peuvent être mises en place en moins de cinq minutes. Au niveau de la rédaction d’un article, ce n’est guère plus compliqué. Un citoyen pourra décider de faire part de son point de vue selon le média de son choix. Il pourra s’agir de contenu textuel, de photos, de vidéos, etc. Bien que le contenu textuel soit le plus standard, il n’y a pas de choix à privilégier.

WordPress et Blogger - Les deux plateformes de blogue les plus populaires.

Bref, l’accessibilité unique des blogues permet au citoyen désirant émettre leurs opinions en vue de changer l’opinion publique de le faire très facilement et rapidement sans dépenser un sou. (Tom’s Guide, 2011)

Création de conversations/discussions/débats :

La technologie des blogues est parfaite pour créer des conversations, des discussions et des débats par rapport à différents éléments publics. Le point majeur dans l’utilisation d’un blogue est que la communication ne soit pas unidirectionnelle. Un citoyen seul peut décider d’écrire un billet sur son blogue, mais il pourra recevoir des centaines de commentaires en réaction à son billet de la part d’autres citoyens qui sont en accord ou en désaccord avec son point de vue.

D’une certaine façon, un blogue permet de faire avancer les débats publics en permettant aux citoyens de communiquer facilement entre eux pour se répondre ou simplement amener un nouveau point de vue dans le débat. (Patrice Flichy, 2008)

Effet réseau de l’information :

L’effet réseau du blogue est très fort et permet à l’information présentée de circuler très facilement entre les différents citoyens. En effet, le contenu d’un blogue étant déjà en ligne sur Internet, il est très facile de le partager par courriel ou par des réseaux sociaux avec d’autres personnes. (Comscore, 2011)

La plupart des blogues offrent même maintenant des boutons réservés à ce partage d’information par les réseaux sociaux. (Pelfusion, 2009)

AddThis - Un des services les plus populaires pour partager des billets de blogue sur les réseaux sociaux

On peut donc voir le blogue comme une plateforme centrale de contenu qui permet de partager de l’information facilement en utilisant d’autres technologies (par exemple : réseaux sociaux). Cet effet réseau permet de toucher énormément de citoyens et donc, par transitivité, de modifier ou d’influencer l’opinion publique.

Influencer les autres citoyens :

Le principe fondamental du blogue reste avant tout celui d’influencer les autres. En 2011, il est rendu courant pour beaucoup les citoyens de lire des informations sur des blogues. Les blogues sont devenus la source de prédilection quand nous avons besoin de prendre position sur un sujet de société. Cette tendance est hautement liée à l’opinion publique et permet sans aucun doute de la modifier et de l’influencer. (Semablog, 2011)

 Certains voient aussi les blogues comme étant des outils didactiques. Grâce à l’information qu’ils peuvent contenir, mais aussi à tous les commentaires et toutes les réactions des autres citoyens sur différents sujets, il est très facile d’utiliser cette technologie pour influencer les opinions des autres.

Au niveau des défauts et désavantages, on peut en déduire le point majeur suivant :

La validité des informations :

Étant donné la facilité et l’accessibilité de la création d’un blogue, on peut bien souvent remettre en cause la validité des informations qu’on y retrouve. Des citoyens mécontents ou encore des citoyens écrivant un billet pour des raisons de vengeance personnelle peuvent mettre en ligne des informations non véridiques sur leur blogue. (AWARE, 2011)

Ce genre de faux contenu est appelé sur Internet une intox. Il s’agit d’une fausse nouvelle ou d’une fausse information visant à intoxiquer les esprits. (Lintern@ute)

Un blogue pourra donc facilement biaiser l’opinion publique et les débats avec de fausses informations. Bien que les intox soient souvent découvertes et oubliées rapidement, il peut arriver qu’elles prennent énormément d’importance, et ce, très rapidement.

Bref, au niveau des avantages et inconvénients d’un blogue par rapport à l’opinion publique de la population, il faut voir les deux côtés de la médaille. Ce type de technologie peut permettre de débattre et de faire connaître son point de vue facilement pour faire avancer et évoluer une prise de position de la population sur un sujet, mais peut aussi causer certains maux de société provenant de la création de faux contenus.

Communication publique et blogue : cas réel

Pour bien démontrer les bons et les mauvais côtés des blogues et leurs influences sur l’opinion publique, voici deux cas réels survenus dans les dernières années.

Un bon exemple d’utilisation d’un blogue pour influencer un débat sur la place publique serait celui du blogueur et humoriste Gabriel Roy. Il a utilisé son blogue pour dénoncer les pratiques illégales de certains concessionnaires automobiles du Québec.

L’histoire remonte au mois d’août 2011. Une amie de Gabriel Roy, une ancienne participante de l’émission Loft Story, voulait s’acheter un nouveau véhicule KIA chez le concessionnaire de Pointe-aux-Trembles. Après avoir donné son 500 $ pour l’achat de la voiture au concessionnaire, Geneviève, l’ex-lofteuse, a trouvé un meilleur prix dans une autre succursale de la Ville de Montréal. Elle a donc demandé à se faire rembourser les 500 $ déposés au premier concessionnaire qui n’a jamais voulu le faire (ce refus étant complètement illégal selon la loi québécoise). (Vive le Québec, 2011)

C’est à ce moment que Gabriel Roy s’est mêlé de l’histoire et a filmé les employés du garage KIA refusant de rembourser la jeune femme. Il a ensuite écrit ses propos concernant cette situation et envoyé la vidéo en ligne sur son blogue en invitant les citoyens à faire de la mauvaise publicité au concessionnaire de Pointe-aux-Trembles.

Le montant de 500 $ a finalement été remboursé, mais l’histoire a fait le tour du Québec en quelques heures seulement et a été traitée à différentes émissions. En 24 heures, la situation avait été traitée à TVA, LCN, Dumont 360, Radio-Canada, CBC, Global News, La Presse et Le journal de Montréal. (Le Vrai Gab Roy, 2011)

Le blogue de Gab Roy le lendemain de la publication du vidéo.

Dans cet exemple réel, le blogue a été bénéfique, puisqu’il a permis de dénoncer les pratiques illégales du garage et de corriger la situation de la personne lésée dans cette histoire. Le billet de blogue a aussi permis de faire la lumière sur la loi québécoise par rapport aux dépôts remis chez les concessionnaires automobiles et leur politique de remboursement. Des milliers de Québécois sont maintenant mieux informés de leurs droits. (Argent, 2011)

L’autre côté de la médaille, c’est quand l’information d’un blogue ne reflète pas la vérité et influence faussement l’opinion publique. Un bon exemple concret est une nouvelle concernant un changement de loi en France, en juillet 2011. Le changement de loi évoquait que les policiers pourraient utiliser plus de force physique contre les manifestants quand ils n’étaient pas coopératifs ou quand ils mettaient en danger la sécurité et la vie des policiers.

Netmamou, une retraitée française écrivant sur l’actualité s’est exprimée sur le sujet. Bien qu’elle ne soit que peu connue, elle a créé une erreur qui a circulé partout sur Internet. Sans bien comprendre le nouveau changement de loi, elle a écrit sur son blogue que les policiers avaient désormais le droit de tirer à balles réelles sur les manifestants. Personne ne s’est vraiment demandé si l’information était véridique et elle a été reprise sur plusieurs sites de nouvelles et dans d’autres médias. Cette nouvelle a fait l’effet d’une bombe chez plusieurs citoyens français. L’opinion publique par rapport au gouvernement avait gravement été touchée, car les citoyens remettaient énormément en question cette décision. (Hoaxbuster, 2011)

Il a fallu quelques jours pour que des avocats-blogueurs et le journal Le Monde écrivent de nouveaux articles pour rectifier la situation et expliquer qu’elle avait été complètement exagérée. (Rue89, 2011)

Bien que la fausse information ait été retirée rapidement de la majorité des sites Internet, on peut encore retrouver quelques vidéos dénonçant le problème.

[youtube http://www.youtube.com/watch?v=PlMkky0a7Iw&w=420&h=315]

(Youtube, 2011)

Dans ce dernier exemple, on voit facilement pourquoi on doit toujours remettre en doute la validité de l’information qu’on retrouve sur un blogue. N’importe qui peut créer de l’information fausse et influencer, même sans en être vraiment conscient, l’opinion publique, de façon négative.

Conclusion

Le blogue est sans aucun doute une technologie intéressante pour trouver de l’information et s’éduquer sur Internet, mais il s’agit d’information sur laquelle nous n’avons pas vraiment de contrôle. Il faudra toujours se rappeler qu’il faut être critique quand nous sommes sur un blogue. Tel que démontré dans cette analyse, la grande accessibilité de cette technologie permet rapidement et facilement à quiconque d’écrire et d’influencer l’opinion publique comme bon lui semble.

Pour être sûr que l’information que nous lisons est valide, il est toujours important de rechercher la source dans les articles. Il s’agit d’une validation très simple qui pourra bien souvent faire la différence entre une information véridique et un article faussement écrit juste pour nuire à quelqu’un. (WikiHow, 2008)

Finalement, la prochaine étape pour les entreprises ou les gouvernements est probablement de prendre conscience de toutes les informations d’opinion publique que l’on peut retrouver sur des milliers de blogues. Beaucoup d’études sur le forage de données d’opinion publique ont été faites dans les dernières années et on voit cette tendance comme étant l’une des meilleures façons pour les gouvernements de prendre les bonnes décisions. Dans l’étude « Public opinion mining for Governmental Decisions » de l’Université Patras, en Grèce, plusieurs chercheurs se sont penchés sur la question. Ils sont arrivés à la conclusion que les billets de blogues et les commentaires de blogues constituent une très bonne source de données. Ces données sont d’une certaine façon une participation indirecte de la population par rapport aux décisions importantes pour un pays. (University of Patras, 2010)

L’étude fait référence aux gouvernements prenant une tendance électronique, l’e-gouvernement. Nous sommes encore bien loin de cette réalité au Québec, mais il sera intéressant de voir les développements dans les prochaines années, car avec un peu de chance, nos prochains billets sur nos blogues permettront d’influencer les décisions que prendra le Gouvernement de Québec!

Bibliographie

Sites Internet

  • Argent, 31 aout 2011, Des concessionnaires de voitures neuves jouent avec la loi, [En ligne] URL : http://bit.ly/qZSNEk
    Consulté le 2 décembre 2011
  • AWARE, 7 octobre 2011, « Twitter terrorims » and false alerts via social media
    [En ligne]  URL : http://bit.ly/qs8G4h
    Consulté le 2 décembre 2011
  • Bonnelly, Véronique, 16 octobre 2011, Bla bla bla… blogue blogue blogue…
    [En ligne] URL : http://bit.ly/udarHV
    Consulté le 2 décembre 2011
  • ComScore, 15 juin 2011, The network effect : Facebook, Linkedin, Twitter and Tumblr reach new heights in May
    [En ligne] URL : http://bit.ly/jAlz2O
    Consulté le 2 décembre 2011
  • Flichy, Patrice, 14 janvier 2008, Internet, un outil de la démocratie ?
    [En ligne] URL : http://bit.ly/14W1Ua
    Consulté le 2 décembre 2011
  • Grand dictionnaire terminologique, Définition « blogue » 
    [En ligne] URL : http://bit.ly/9Irpu
    Consulté le 2 décembre 2011
  • Hoaxbuster, 22 septembre 2011, Ils en parlent…
    [En ligne] URL : http://bit.ly/v3uVoB
    Consulté le 2 décembre 2011
  • Le Vrai Gab Roy, 31 aout 2011, Quelques entrevues et reportages de la journée
    [En ligne] URL : http://bit.ly/v5wGzl
    Consulté le 2 décembre 2011
  • Lintern@ute, Définition « intox »
    [En ligne]  URL : http://bit.ly/voEzQV
    Consulté le 2 décembre 2011
  • Pelfusion, 29 mars 2009, Top 35 plugins of WordPress to share your blog post
    [En ligne] URL : http://bit.ly/ygIhx
    Consulté le 2 décembre 2011
  • Rue89, 16 aout 2011, Non, la police ne va pas tirer à balles réelles sur les manifs, [En ligne] URL : http://bit.ly/nhLEAb
    Consulté le 2 décembre 2011
  • Semablog, 5 mai 2011, Définition du métier d’influenceurs web
    [En ligne] URL : http://bit.ly/vi75T7
    Consulté le 2 décembre 2011
  • Tom’s Guide, 30 mai 2011, Créer et héberger son blog avec WordPress,
    [En ligne] URL : http://bit.ly/X94Qm
    Consulté le 2 décembre 2011
  • Vive le Québec, 1er septembre 2011, Pointe-aux-Trembles – Incendie chez Kia de Montréal : la police enquête sur une campagne de dénigrement
    [En ligne] URL : http://bit.ly/vX2rW5
    Consulté le 2 décembre 2011
  • wikiHow, 2008, How to evaluate the credibility of a source
    [En ligne] URL : http://bit.ly/83dNS
    Consulté le 2 décembre 2011
  • Youtube, 21 juillet 2011, Sénat : Défenses militaires contre les crises et manifestation à venir [En ligne] URL :  http://bit.ly/rzjDwT
    Consulté le 2 décembre 2011

 Articles scientifiques

  • University of Patras, 2010, Stylios, G, Christodoulakis, D, Besharat, J, Vonitsanou, M, Kotrotsos, I, Koumpouri, A and Stamou, S. “Public Opinion Mining for Governmental DecisionsElectronic Journal of e-Government Volume 8 Issue 2 2010, (pp203-214), available online at www.ejeg.com


Billet 5

Vous connaissez des exemples (autre que celui de Jean-François Mercier) d’actions prises par des citoyens sur le Net pour protester contre une entreprise?

Il existe énormément d’exemples de ce type d’action sur Internet! Personnellement, j’aime bien faire référence à la vidéo d’un chanteur contre la compagnie aérienne United. Donnant des conférences et formations sur les réseaux sociaux, c’est habituellement mon premier exemple quand je veux démontrer le côté négatif de la diffusion virale des informations sur les réseaux sociaux.

Cette vidéo virale est celle du chanteur Dave Carroll, un musicien du groupe canadien Sons of Maxwell. (Wikipédia, Dave Carroll)

L’histoire commence en 2008. Le groupe Sons of Maxwell avait un vol entre Chicago et Halifax avec la compagnie aérienne United. Avant le décollage, Carroll entendit des passagers qui regardaient par les hublots dire que les employés sur la piste se lançaient des guitares entre eux. Les employés de United se lançaient vraiment les guitares du groupe de l’un à l’autre pour essayer de les transporter plus rapidement. Malheureusement, la guitare de Carroll, d’une valeur de 3 500 $ se fracassa sur le tarmac et elle fut endommagée. (Wikipédia, United breaks guitars)

Après neuf mois d’appels et de courriels avec United, Carroll n’a jamais réussi à avoir la compensation de 1 200 $ qui lui aurait permis de couvrir les frais de réparation de sa guitare. Ne sachant pas vraiment comment pouvoir faire bouger une grosse multinationale comme United, il décida de composer une chanson.

Voici la vidéo :

[youtube http://www.youtube.com/watch?v=5YGc4zOqozo&w=560&h=315]

(YouTube, 2009)

La chanson expliquant la situation et le mauvais service à la clientèle de United fut mise en ligne sur YouTube en juillet 2009. Presque instantanément, elle devint un succès sur la toile.

Selon le journal Times of London, seulement 4 jours après la mise en ligne de la vidéo, l’action d’United avait perdu 10 % de sa valeur, ce qu’on peut estimer à environ 180 millions de dollars. (FastCompany, 2009)

United a chèrement payé pour son service à la clientèle déficient. Les réseaux sociaux sont quelque chose de très pratique et d’utile, mais ils peuvent aussi être dangereux pour la réputation d’une compagnie.

Selon un article du Time Magazine, United Breaks Guitars a été la 7e vidéo la plus populaire de l’année 2009. La vidéo compte environ 11 millions de visionnements depuis sa mise en ligne. (Time, 2009)

Bibliographie :


Billet 4

Avez-vous souvenir d’un événement où les citoyens sont devenus journalistes?

Je me souviens d’un triste événement qui a bouleversé la terre entière il y a quelques mois: le tremblement de terre et le tsunami au Japon. Cette catastrophe arrivée le 11 mars 2011 a été traitée par des centaines, voire des milliers de journalistes citoyens qui se trouvaient sur le terrain à ce moment. Ils ont été les premiers à pouvoir envoyer les vidéos de la catastrophe sur de gros réseaux de nouvelles comme CNN par exemple. (Wikipédia, 2011)

Si vous avez suivi les actualités internationales pendant les heures suivant la catastrophe, vous avez probablement visionné la vidéo de Ryan McDonald, un américain enseignant la langue anglaise à des étudiants japonais. Il a été l’une des premières personnes à envoyer une vidéo qui montrait l’ampleur du tremblement de terre. Monsieur McDonald a utilisé l’application iReport, offerte par CNN sur les téléphones intelligents. Devant la rareté et l’importance de ces informations, CNN a tout de suite pris contact avec monsieur McDonald pour lui demander une interview en direct sur leur réseau. (CNN World, 2011)

Voici l’extrait vidéo de l’interview :

[cnnvideo url='http://edition.cnn.com/video/#/video/bestoftv/2011/03/11/exp.irpt.mcdonald.skype.quake.cnn' inline='true']

(CNN iReport, 2011)

Je trouve cette façon de faire très brillante de la part du réseau américain. Pendant que la majorité de ses compétiteurs n’avaient pas encore un seul journaliste sur le terrain, CNN offrait déjà de l’information pertinente et directement provenant de personnes déjà présentes au Japon.

Pendant la crise, CNN ne s’est pas arrêtée là. Dans les jours qui ont suivi la catastrophe, il était extrêmement difficile d’avoir des vols en destination du Japon et donc conséquence, d’envoyer des journalistes sur le terrain. Pour remédier à la situation, CNN a invité plusieurs utilisateurs de leur service iReport présent au Japon à faire des interviews en direct sur leur réseau de télévision. (Simon Owens, 2011)

À mon avis, le journalisme citoyen est une tendance qui révolutionne la manière et la rapidité avec laquelle nous pouvons accéder à l’information!

Bibliographie :

  • CNN iReport, 11 mars 2011, Mcdonald on Skype [En ligne] URL: http://bit.ly/sCmmOH
  • CNN World, 11 mars 2011, Witnesses describe the terror, damage from Japan quake and tsunami [En ligne]. URL: http://articles.cnn.com/2011-03-11/world/japan.scene_1_first-earthquake-worst-earthquake-cnn?_s=PM:WORLD
  • Owens, Simon, 22 mars 2011, How CNN’s iReport enhanced the network’s coverage of the Japan earthquake and its aftermath [En ligne]. URL: http://www.niemanlab.org/2011/03/how-cnns-ireport-enhanced-the-networks-coverage-of-the-japan-earthquake-and-its-aftermath/
  • Wikipédia, 2011, Séisme de 2011 de la côte Pacifique du Tōhoku [En ligne]. URL: http://fr.wikipedia.org/wiki/Séisme_de_2011_de_la_côte_Pacifique_du_Tōhoku

Billet 3

Ce module remet-il en question votre confiance envers Wikipédia?

Même après ce module, ma vision de Wikipédia n’a pas changé : je fais confiance à cette plateforme, mais pas une confiance aveugle quand il s’agit de sujets controversés (comme par exemple la page de George W. Bush). Connaissant la notion de Wiki depuis très longtemps, j’étais déjà conscient que le contenu qui s’y retrouve est directement ajouté/modifié/retiré par la communauté. Sachant que l’utilisateur a le contrôle aussi facilement, il n’est pas surprenant d’apprendre que des utilisateurs peuvent modifier des articles simplement pour des raisons de haine ou pour être déplaisant.

Vous arrive-t-il de vous fier seulement à Wikipédia? 

J’utilise surtout Wikipédia quand je vais rechercher des informations ou des définitions sur des sujets généraux et non pas quand il s’agit de sujets d’actualité. Le contenu de Wikipédia étant créé et vérifié par la communauté, je crois que plus les articles ont été lus et relus, plus nous avons de chance que différents contributeurs aient corrigé les erreurs qui pourraient s’y retrouver.

Avez-vous déjà contribué à Wikipédia?

J’ai déjà contribué à Wikipédia, mais seulement pour corriger de petites erreurs dans des articles que je consultais. Je n’ai encore jamais eu l’occasion de créer un nouvel article à partir de zéro, mais je n’hésiterai pas si j’ai la chance d’enrichir cette encyclopédie libre au cours des prochaines années. Même si Wikipédia est une plateforme extrêmement populaire, j’ai trouvé des statistiques intéressantes sur les contributeurs des articles, qui sont d’ailleurs en diminution. Durant les trois premiers mois de 2009, la version anglophone de Wikipédia a perdu près de 49 000 contributeurs bénévoles. Un an auparavant, c’était seulement 4 900 contributeurs qui avaient délaissé la plateforme. Selon des chercheurs, ce problème serait lié à un certain découragement de la part des nouveaux éditeurs de contenus sur Wikipédia. Il semblerait, en effet, que 25 % de leurs contributions soient effacées contre seulement 10 % il y a quelques années. (Scriptol, 2011)

Un bon exemple de cette baisse de contribution est celui d’Andrew Lih, professeur de journalisme à l’université de Berkeley et auteur du livre à succès The Wikipedia Revolution. Au début de ses conférences, monsieur Andrew avait l’habitude d’aller rajouter des erreurs sur un article de Wikipédia, mais, à la fin de sa conférence, l’erreur était habituellement déjà corrigée. Malheureusement, depuis quelques années, ce genre de démonstration ne semble plus fonctionner,  confirmant ainsi la baisse du nombre de contributeurs impliqués dans une telle encyclopédie collaborative. Wikipédia survivra-t-il à cette diminution de contribution? Probablement, mais il faudra trouver un juste milieu qui permettra aux nouveaux éditeurs de contenus de participer sans voir leurs modifications se faire effacer aussi facilement. (Jean-Samuel Beaucart, 2010)

Je vous laisse avec une vidéo. Il s’agit de l’interview dans la rue de plusieurs personnes sur leur confiance en l’information de  l’encyclopédie Wikipédia.

Vidéo : Do You Trust the Information on Wikipedia?

[youtube http://www.youtube.com/watch?v=_8yKNJCTck4&w=420&h=315]

Bibliographie :

MINI-ESSAI #1

Introduction

Depuis quelques années, on trouve dans la poche des gens un petit appareil de plus en plus commun : le téléphone intelligent. Selon l’institut Gartner, on appelle téléphone intelligent « un appareil dédié aux communications mobiles, utilisant un système d’exploitation ouvert, et acceptant les applications tierces écrites par une communauté de développeurs. » Cette merveille technologique, souvent utilisée comme assistant personnel, doit aussi être perçue comme une nouvelle extension omniprésente de l’être humain. (Le journal du smartphone, 2010)

La démocratisation toujours croissante du téléphone intelligent a complètement bouleversé la communication publique. Même si, en 2011, la mobilité est extrêmement forte et omniprésente, la situation n’a pas toujours été ainsi.

Ce phénomène a débuté en 2007, avec la sortie du téléphone intelligent d’Apple, l’iPhone. (Wikipédia, 2007) Il a été le premier téléphone à vraiment prendre en compte l’expérience utilisateur, communément appelée l’UX par les gens du milieu du design. (Computerworld, 2007) En effet, l’UX de l’iPhone est simple et épurée. C’est un des fondements à la base du succès mondial du téléphone de la société de Cupertino. D’une certaine façon, c’était le premier téléphone intelligent grand public et convivial à charmer des millions d’utilisateurs à travers le monde. Il a réussi à démocratiser le monde de la mobilité, des ordinateurs de poche et des téléphones intelligents qui était jusque-là réservé aux « geeks » et aux personnes travaillant dans le domaine des technologies. Quatre ans après le premier modèle d’iPhone, le téléphone d’Apple n’est plus le seul choix sur le marché. Vous retrouverez sur la photo suivante les 3 modèles les plus utilisés dans le monde. (voir photo 1)

Les 3 modèles de téléphone les plus utilisés dans le monde.

Photo 1 - Les 3 modèles de téléphone les plus utilisés dans le monde.

Explorons donc davantage la mobilité pour mieux comprendre son importance dans la communication publique d’aujourd’hui.

Communication publique et mobilité : la théorie

Pour bien comprendre le lien entre la mobilité intelligente et la communication publique, commençons par comprendre ce qu’est la communication publique. Selon le Département d’information et de communication de l’Université Laval, la communication publique est « l’ensemble des phénomènes de production, de traitement, de diffusion et d’échange de l’information qui reflètent, créent et orientent les débats et les enjeux publics. » (Département d’information et de communication de l’Université Laval, 2010)

Selon cette définition, le lien entre communication publique et mobilité se rapporte au caractère omniprésent et instantané de la communication.

Le citoyen peut émettre

À l’aide de son téléphone intelligent, un citoyen peut maintenant émettre n’importe quelle opinion au moment où il le souhaite, peu importe l’endroit où il se retrouve. Grâce à son téléphone, le citoyen peut communiquer de façon textuelle, tout autant que de façon plus évoluée. Il peut, par exemple,  prendre des photos ou des vidéos pour documenter une communication ou encore communiquer de façon géolocalisée (avec ses coordonnées géographiques) grâce à la puce GPS de son téléphone, ce qui lui permet d’informer les gens de l’endroit  d`où la communication provient.

Le citoyen peut recevoir

Une autre notion très importante pour démontrer le lien entre la mobilité et la communication publique est que les citoyens peuvent recevoir de l’information sur leur mobile. En étant toujours connectés sur Internet, ils peuvent recevoir en direct les informations émises par d’autres citoyens. D’une façon pratiquement instantanée, ils peuvent ainsi être influencés sur différentes questions publiques ou encore échanger d’autres informations pour en débattre avec d’autres citoyens.

Donc en théorie…

Il est donc évident que les mobiles intelligents donnent un tout nouveau sens à la production, à la diffusion et à l’échange d’informations par rapport à différents enjeux publics à travers le monde. Peu importe l’endroit où il se trouve, un citoyen peut sortir ce petit appareil électronique de sa poche et communiquer des informations qui feront le tour du monde en quelques minutes, voire quelques secondes. Du coup, d’autres citoyens pourront recevoir l’information et la partager rapidement. Dans bien des cas, ils pourront être influencés par ces communications. Et quelqu’un, quelque part, pourra même commenter l’information en direct.

En d’autres mots, on peut voir le lien entre la communication publique et de la mobilité à la base du concept de « journalisme citoyen ». Il s’agit d’une tendance planétaire qui prend de plus en plus de place depuis la sortie du premier iPhone qui a, comme nous l’avons expliqué en introduction, démocratisé la mobilité intelligente. Ce concept sera abordé à nouveau dans la prochaine section. (Disco du net)

Communication publique et mobilité : cas réel

Pour bien comprendre le lien entre la mobilité intelligente et la communication publique, prenons un exemple concret, survenu en début d’année 2011 : le printemps arabe.

Le printemps arabe est le terme utilisé pour parler de toutes les révoltes qu’ont connues les différents pays nord-africains en début d’année. Durant ces révoltes, les canaux de communications publiques comme la télévision, la radio et même l’Internet traditionnel étaient censurés par les gouvernements qui voulaient protéger l’image de leur pays face au regard international. Le principal outil de communication publique qui a permis aux manifestants de s’exprimer et de montrer ce qui se passait vraiment a été les téléphones intelligents. Les manifestants ont pu, à l’aide de leur mobile, envoyer différents textes et messages sur des blogues, envoyer des photos et même des vidéos de la situation. Les téléphones intelligents ont donc permis aux manifestants de communiquer, mais aussi à la population mondiale de recevoir de l’information en temps réel et d’échanger facilement sur toute la violence pratiquée par les dictateurs au pouvoir pour essayer de faire taire les différents mouvements de révolte.

Il est tout aussi important de réaliser que toutes les informations auxquelles nous avons eu accès durant le printemps arable n’auraient pas pu être disponibles il y a seulement quelques années. Si tout cela était survenu en 2005, par exemple, les manifestants n’auraient pas eu accès à des téléphones intelligents puissants pour vraiment communiquer toutes les informations comme ils l’ont fait en 2011.

Dans le cas que nous venons d’analyser rapidement, les manifestants ont utilisé des téléphones intelligents additionnés à des plateformes Internet comme des blogues, des courriels ou encore des réseaux sociaux. On retrouve cependant de plus en plus d’applications permettant de communiquer de l’information sur la place publique avec notre téléphone mobile. C’est le cas de l’application du réseau CNN, CNN International. Grâce à cette application iPhone, l’utilisateur peut envoyer des iReport (voir la photo 2). Il s’agit d’envoyer une photo ou une vidéo instantanée au réseau CNN pour qu’ils puissent reprendre l’information et la partager avec le monde. Le réseau CNN étant un des réseaux d’information les plus écoutés au monde, les communications qui s’y retrouveront pourront sans aucun doute faire le tour de la planète et influencer des débats et des enjeux publics. (PC Mag, 2009)

La section iReport dans l'application iPhone de CNN

Photo 2 - La section iReport dans l'application iPhone de CNN

Je vous invite à consulter la vidéo suivante. Il s’agit d’une courte vidéo de Louis Gump, vice-président mobile de CNN, expliquant comme iReport fonctionne dans leur application mobile.

[youtube http://www.youtube.com/watch?v=uz8bA_mZfkE&w=560&h=315]

Bien que l’application de CNN n’ait pas été au cœur du Printemps arabe, elle est en forte hausse d’utilisation partout dans le monde pour mettre en lumière différents conflits.

Les qualités et défauts

Le lien entre la mobilité intelligente et la communication publique a relativement bouleversé le monde journalistique, c’est donc avec un point de vue de journaliste que seront analysés les qualités et les défauts de cette nouvelle technologie.

Au niveau des qualités journalistiques de cette technologie, on parle souvent de rapidité et de la facilité pour la création et l’acquisition des nouvelles en temps réel, et ce, partout dans le monde. Dans une entrevue réalisée l’an dernier, Louis Gump, vice-président de la division mobile de CNN, expliquait pourquoi le téléphone intelligent était devenu si important pour eux. Selon lui, « Nous (CNN) regardons toutes les possibilités d’utiliser le mobile pour raconter l’histoire différemment. De plus en plus de téléphones mobiles sont vendus avec des caméras vidéo haute définition, mais la plupart des réseaux de nouvelles ne veulent pas s’en servir pour leurs histoires. Avec iReport, CNN permet aux citoyens d’envoyer leur histoire et vidéo directement à notre réseau. Peu importe la grosseur de notre réseau, nous ne pouvons pas être partout dans le monde en même temps! » (NewsLabs, 2010)

Au niveau des défauts journalistiques de la mobilité intelligente, la littérature évoque souvent la nature de l’information non vérifiée ainsi que la dénaturation du métier de journaliste. En effet, les informations mises sur Internet par les citoyens ne sont pas vérifiées. N’importe qui peut prendre son téléphone intelligent et envoyer de l’information sur Internet. Comme l’information est souvent envoyée et traitée rapidement, il est courant d’y retrouver des erreurs ou encore d’y voir se glisser une information totalement mensongère. (Techcrunch, 2008) Un réseau de nouvelles devra valider l’information reçue du cellulaire d’un citoyen pour s’en assurer l’exactitude. Ce problème est aussi une cause de la dénaturalisation du métier de journaliste, car pour beaucoup de gens, un journaliste et un journaliste citoyen publiant des nouvelles avec son mobile sont la même chose! Ce n’est bien entendu pas le cas. (MémoireOnline, 2006)

Traditionnellement, un journaliste est soumis à un code de déontologie pour que toutes ses communications soient vérifiées et validées et qu’il ne puisse créer de fausses nouvelles dans le but de nuire à autrui. Malheureusement, comme les journalistes citoyens ne sont pas encadrés par de tels codes de déontologie, la nature des informations qui en découle est rendue totalement discutable et peut-être même dans certains cas, de moins bonne qualité.

Conclusion

La mobilité comme nous la connaissons aujourd’hui est encore quelque chose de nouveau que nous ne contrôlons pas tout à fait parfaitement. Elle a complètement bouleversé la communication marketing avec de nouvelles façons de vendre et de rejoindre son client en temps réel. La mobilité a aussi, comme ce travail voulait le démontrer, changé complètement la communication publique, car nous pouvons émettre et recevoir de l’information comme jamais nous ne l’aurions cru auparavant. Malheureusement, ces communications en direct ne sont que très rarement vérifiées et peuvent transmettre aux citoyens de fausses informations ou même de la désinformation.

Pour que la mobilité devienne vraiment l’outil journalistique numéro un dans le monde, je crois qu’il faudrait mettre certaines limites de contrôle en place un peu comme le fait CNN dans son application mobile. Je crois qu’il y aurait de la place dans le marché pour un réseau de journalistes citoyens équipés de téléphones intelligents. Les journalistes devraient par contre être accrédités pour avoir le droit de communiquer de l’information. On aurait toujours des communications en temps réel d’un peu partout à travers le monde, mais on s’assurerait de la qualité de l’information.

Finalement, je terminerais cet essai avec une réflexion que je trouve, ma foi, extrêmement intéressante. Elle se retrouve dans un article scientifique de François Demers, Ph. D. en science politique et professeur titulaire au Département d’information et de communication de l’Université Laval. L’article a été publié sur le site Internet de l’organisation tic&société. Il s’agit d’une organisation qui analyse différents rapports entre les technologies de l’information et de la communication (TIC) et la société. L’article traite de la déstructuration et de la restructuration du journalisme à cause des TIC (dont fait partie la mobilité). Monsieur Demers parle de la production de contenu éditorial par le nouveau journaliste citoyen et exprime l’idée suivante : « A-t-on atteint, comme le croient et le craignent plusieurs dans les milieux journalistiques, une masse critique de changements qui feraient que le journalisme est en train de se métamorphoser en quelque chose d’autre? » (François Demers, 2007)

La mobilité serait-elle en train de modifier, plus qu’on ne le croit, la communication publique?

Bibliographie :

Sites Internet

Articles scientifiques

Billet 2

Dans quelle mesure le téléphone mobile ne devient-il pas un esclavage plutôt qu’une liberté? Cela vous rappelle une expérience personnelle? Partagez-la!

Esclaves de notre téléphone intelligent. Non, je ne pense pas. Nous sommes plutôt devenus dépendants de l’accès instantané à l’information. Le concept auquel nous sommes maintenant accros est celui de l’Internet ubiquitaire, autrement dit, de l’omniprésence d’Internet. Grâce à notre téléphone intelligent, nous sommes mobiles, parce que notre téléphone est toujours dans notre poche, nous sommes localisables, car nous pouvons émettre notre position avec une puce GPS et nous sommes toujours connectés à Internet grâce à une connexion haute vitesse 3G. (Pierre Tran, 2010)

Ce concept définit donc les nouvelles règles pour communiquer à l’aide de la technologie dans la vie des utilisateurs et consommateurs.

Personnellement, je crois que la ligne est très mince entre l’esclavage et la liberté. Avec l’Internet ubiquitaire, notre téléphone devient une extension de notre personne et nous permet de réaliser des actions que nous n’aurions pas pu imaginer il y a seulement quelques années. Je parle ici de la réception ou l’envoi de courriels de façon instantanée sur notre mobile ou encore de l’accès en direct à des réseaux sociaux comme Facebook ou Twitter.

J’aime recevoir ces informations en direct quand il s’agit de mes amis, mais je dirais que la situation est moins rose quand on reçoit des courriels de clients à tous les moments de la journée.

J’ai résolu le problème en activant et désactivant certaines boîtes courriel selon le moment de la semaine. Durant les jours ouvrables, je reçois les courriels de toutes mes boîtes tandis que la fin de semaine, je reçois seulement les courriels sur ma boîte personnelle.

Il s’agit d’un petit réglage très anodin, mais qui me permet de garder le contrôle sur l’utilisation de mon téléphone mobile. Il faut toujours garder à l’esprit que ces nouveaux gadgets technologiques sont là pour nous améliorer et nous faciliter la vie et non pour nous la rendre plus misérable et difficile.

Un autre exemple concret de ce qui peut être mis en place pour ne pas abuser de notre téléphone cellulaire est le cas de la société France Télécom. La société française a mis en place, en mars 2010, une entente qui stipule que l’usage de la messagerie professionnelle de leurs employés n’est pas obligatoire le soir, la fin de semaine et pendant les congés. On retrouvera fort probablement de plus en plus d’entreprises avec de telles ententes dans les prochaines années. (AFP, 2010)

Pour conclure et pour rester dans le domaine de la mobilité, que j’adore, je vous laisse sur une présentation de ma vision de la mobilité, lors d’une conférence que j’ai donnée en début d’année au MobileCamp 2011 de Montréal. Le sujet était La mobilité intelligente comme nouvelle extension de l’être humain. Je l’avais écrite pour essayer de démontrer à quel point la mobilité prend une nouvelle place importante dans la vie de tous les jours. (Benjamin Picard, 2011)

Présentation : La mobilité – Nouvelle extension de l’être humain

[slideshare id=8749473&w=425&h=355&sc=no]

Bibliographie :

  • AFP, 4 avril 2011, Les téléphones intelligents, gadgets indispensables ou forme d’esclavage moderne?[En ligne].
    URL : http://technaute.cyberpresse.ca/nouvelles/mobilite/201104/04/01-4386347-les-telephones-intelligents-gadgets-indispensables-ou-forme-desclavage-moderne.php
    Consulté le 7 octobre
  • Picard, Benjamin, 2011, La mobilité – Nouvelle extension de l’être humain,
    [En ligne]. URL : http://www.slideshare.net/mobmtl/la-mobilit-nouvelle-extension-de-ltre-humain-par-benjamin-picard-mrk3
    Consulté le 7 octobre 2011
  • Tran, Pierre, 10 septembre 2010, Vers la généralisation d’un web omniprésent
    [En ligne]. URL : http://pro.01net.com/editorial/506932/vers-la-generalisation-dun-web-omnipresent/
    Consulté le 7 octobre 2011


Billet 1

La portée de la télévision a longtemps été l’une des plus importantes parmi les différents appareils que nous utilisons au quotidien. Cependant, la fin de son règne est bel et bien arrivée dans les derniers mois : la télévision est sur son déclin. Selon moi, quand on veut parler de portée internationale d’un média en 2011, on doit parler de mobilité et d’Internet. En effet, le mariage de ces deux technologies permet facilement l’envoi de communications instantanées, peu importe l’endroit où l’on se trouve et peu importe le moment. On peut maintenant parler de journalisme citoyen. (Ducan Jefferies, 2011)

J’ai pris conscience du caractère international de différents médias à différents moments dans ma vie. Comme plusieurs l’ont noté dans leur blogue, j’ai aussi été marqué par les attentats du 11 septembre 2011 qui ont fait le tour du monde à la télévision il y a quelques années. Je crois par contre que les événements qui m’ont le plus marqué sont les différentes révoltes dans les pays arabes que nous avons connues au début de l’année 2011. (Wikipédia, Printemps arabe)

Durant les révoltes, les canaux de communication traditionnels comme la télévision et la radio étaient censurés par les gouvernements qui voulaient protéger l’image de leur pays. Les réseaux sociaux, les téléphones cellulaires des manifestants ainsi que des plateformes de microblogues ont permis à l’information de sortir des différents pays. Les manifestants ont ainsi pu s’exprimer librement.  (Le Monde, 21 février 2011)

Twitter nous a, par exemple, permis de suivre en direct la révolte en Égypte. Des centaines de « tweets » étaient disponibles chaque jour avec de nouvelles informations et de nouvelles photos de la révolte du peuple. La notion d’information en direct est aussi quelque chose que permettent les réseaux sociaux et la mobilité. Les manifestants pouvaient, en 30 secondes, prendre une photo ou un vidéo et l’envoyer sur Internet. Dans les 30 secondes qui suivaient, le média pouvait faire le tour du monde. (Radio-Canada, 2011)

Un autre élément fantastique dans toute cette histoire est qu’il y a seulement quelques années, la technologie qui a permis aux différents peuples arabes de communiquer et de s’exprimer n’était même pas encore disponible sur le marché. C’est donc dire, d’une certaine façon, qu’il y a 10 ans, les manifestants auraient eu très peu de moyens disponibles pour s’exprimer.

Bref, le caractère international des médias comme la radio ou la télévision est impressionnant, mais le réseau Internet, additionné d’un outil comme un téléphone mobile, révolutionne complètement ce que nous connaissions jusqu’à aujourd’hui. Il s’agit pour moi d’une véritable prise de conscience.

Je vous laisse avec une vidéo; il s’agit d’un reportage sur les plateformes de socialisation mises en place pour aider les Égyptiens durant la révolution.

Vidéo : Egyptians Gain a Voice With Social Media Service Used by Stars

[youtube http://www.youtube.com/watch?v=84fzGEftSsA&w=420&h=315]

Bibliographie :

  • Jefferies, Ducan, 2011, Les gadgets qui ont changé le monde,
    [En ligne]. URL: http://techno.ca.msn.com/photos/les-gadgets-qui-ont-chang%C3%A9-le-monde?page=5
    Consulté le 1er octobre 2011
  • Le Monde, 21 février 2011, Les révoltes arabes sont-elles des « révolutions 2.0 »?,
    [En ligne]. URL: http://www.lemonde.fr/afrique/article/2011/02/21/les-revoltes-arabes-sont-elles-des-revolutions-2-0_1483033_3212.html
    Consulté le 1er octobre 2011
  • Radio-Canada, 2011, Google et Twitter à la rescousse de la révolution égyptienne
    [En ligne]. URL: http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2011/01/31/013-egypte-google-twitter-messages.shtml
    Consulté le 1er octobre 2011
  • Wikipédia, 2011, Printemps Arabe,
    [En ligne]. URL: http://fr.wikipedia.org/wiki/Printemps_arabe,
    Consulté le 1er octobre 2011
  • Youtube, 21 mars 2011, Egyptians Gain a Voice With Social Media Service Used by Stars, [En ligne]. URL: http://www.youtube.com/watch?v=84fzGEftSsA
    Consulté le 1er octobre 2011

Technologies d’information et sociétés

Qui suis-je?

Je m’appelle Benjamin Picard. Je suis un jeune entrepreneur et un grand amateur de nouvelles technologies. Ayant grandi au cœur de l’informatique, j’ai évolué au rythme des nouvelles tendances et gadgets numériques. Attiré par le monde des affaires, je suis détenteur d’un baccalauréat en marketing et finissant au MBA en e-business. J’ai remporté, tout au long de mon parcours académique, de nombreux concours et compétitions.  Longtemps déchiré entre finance et marketing, j’ai passé quelques années chez Desjardins, où m’avait conduit mon intérêt marqué pour les chiffres, avant de me consacrer à la réalisation de mon rêve entrepreneurial. Dans les dernières années, j’ai su me démarquer à titre de consultant indépendant.

Je suis aujourd’hui cofondateur de MRK3, une entreprise dynamique spécialisée en créativité technologique et en création d’applications et de stratégies mobiles. Je suis aussi un membre fondateur de l’Aile jeunesse de la Chambre de Commerce de Lévis.

Il me fera plaisir de discuter avec vous si vous avez des questions!

Passons aux choses sérieuses, voici ma réponse à la question de la semaine.

Les technologies d’information sont-elles déterminantes dans le développement de nos sociétés?

Les technologies d’information sont-elles déterminantes dans le développement de nos sociétés?

Personnellement, je répondrais dans l’affirmative. Les technologies d’information bouleversent depuis plusieurs années déjà notre société qui devient tranquillement une société d’information ou en d’autres mots, une société de connaissances.

Plus précisément, les nouvelles technologies de l’information nous amènent à extraire toutes nos connaissances de notre mémoire pour ensuite confier tout ce contenu à du matériel technologique comme des disques durs ou des cartes mémoire. Même si d’une certaine façon nous perdons nos connaissances en confiant notre intelligence aux technologies d’information, nous développons des nouvelles manières de partager toutes ces données. Selon moi, ce partage de connaissances que permettent les TIC est le plus gros gain pour nos sociétés. D’une certaine façon, le savoir est maintenant disponible facilement pour tout le monde. (hypertexte, 2009)

Pour mieux comprendre, voici une définition de la société d’information selon le Portail de l’état français en matière de société de l’information. La notion de société d’information y est présentée ainsi par Nicolas Curien et Pierre-Alain Muet:

 «Considérée comme une « troisième révolution industrielle », la révolution numérique va régir à terme une part importante des activités socioéconomiques. Le fonctionnement et les usages actuels du système Internet occasionnent en effet des changements non seulement pour l’entreprise et pour les échanges financiers, mais aussi pour les États et les administrations dans leurs relations avec les citoyens et les administrés, pour l’éducation, les pratiques culturelles, les relations sociales ou encore la santé.» (Encyclopédie de la francophonie, Société de l’information)

Je crois que les plus gros gains pour la société sont reliés à des aspects communs aux différentes sociétés dans le monde. Le besoin de communiquer et de partager de l’information et des connaissances dans des secteurs comme la santé, l’éducation, l’économie ou encore l’administration est probablement le gain le plus important.

Malheureusement, quand on parle de société d’information, il faut parler aussi de fracture numérique. Il s’agit du principe d’inégalité à l’accès aux TIC entre différents pays ou cultures. Donc, même s’il ne fait aucun doute que les technologies d’information sont déterminantes pour le développement d’une société, il peut être difficile pour certains pays émergents d’en profiter pleinement. (Encyclopédie de la francophonie, Facture Numérique)

Finalement, j’ai trouvé ce vidéo qui, à mon avis répond parfaitement à la question. Il s’agit d’une conférence donnée par Michel Serres lors du 40e anniversaire de l’INRIA. Il s’agit d’un organisme public de recherche, dédié aux sciences et technologies du numérique. Monsieur Serres y explique sa vision des développements technologiques qui sont selon lui à la base d’une révolution culturelle et cognitive. Il énonce avec justesse que  « Les nouvelles technologies nous ont condamnés à devenir intelligents ! » (Interstices, 2007)

Conférence: Les nouvelles technologies - révolution culturelle et cognitive

[youtube http://www.youtube.com/watch?v=kRFXFDmqCqY&w=560&h=315]

(Youtube, 2007, Inria – Michel Serres – 2007 – Intro)

Bibliographie

  • Encyclopédie de la francophonie, Facture Numérique, [En ligne]. URL: http://agora.qc.ca/francophonie.nsf/Dossiers/Fracture_numerique,
    Consulté le 23 septembre 2011
  • Encyclopédie de la francophonie, Société de l’information, [En ligne]. URL: http://agora.qc.ca/francophonie.nsf/Dossiers/Societe_de_l_information,
    Consulté le 22 septembre 2011
  • Interstices, 2007, Les nouvelles technologies : révolution culturelle et cognitive,
    [En ligne]. URL: http://interstices.info/jcms/c_33030/les-nouvelles-technologies-revolution-culturelle-et-cognitive, Consulté le 23 septembre 2011
  • hypertexte, 2009, Les nouvelles technologies : révolution culturelle et cognitive
    [En ligne]. URL: http://www.hypertexte.org/blog/?p=88
    Consulté le 22 septembre 2011
  • Youtube, 2007, Inria – Michel Serres – 2007 – Intro, [En ligne]. URL: http://www.youtube.com/watch?kRFXFDmqCqY&feature=player_embedded,
    Consulté le 23 septembre 2011

La gamification, c’est important!

J’adore le principe de gamification. En gros, il s’agit du principe qui transpose des actions qui peuvent paraître normales et ennuyeuses en un nouveau jeu qui sera une motivation lors de l’exécution de celles-ci. On parle énormément de gamification depuis quelques mois/années parce que ce nouveau concept a besoin du téléphone intelligent comme plateforme pour être bien intégré. Plus précisément, ce sont la puce GPS et la connexion Internet 3G qui sont nécessaires. Comme un employé ou un consommateur a toujours son téléphone intelligent dans sa poche, il pourra sans trop de difficulté jouer dans différentes situations.

J’ai eu envie d’écrire un billet sur le sujet en cherchant des nouvelles sur ce concept dans les derniers jours. Je suis tombé sur l’article suivant sur le blogue de ZdNet « Ad agency reveals ‘How to Explain Gamification To Your Boss’ » (je vous invite à y jeter un œil). L’article explique en gros les informations essentielles pour faire comprendre à quelqu’un ce qu’est la gamification et aussi l’importance de ce concept pour réussir à créer de l’engagement!

Personnellement, je crois que la gamification est un concept merveilleux à appliquer au marketing, aux communications ainsi qu’à la gestion/productivité à l’intérieure d’une entreprise.

Au niveau marketing, prenons par exemple une campagne de promotion d’un nouveau produit. Ce genre de campagne est à la base ennuyeuse et nécessite beaucoup de temps et d’argent. Avec de la gamification, la campagne pourrait être une chasse en trésor. Ce type de campagne offre une grande motivation aux consommateurs et permet en parallèle de gagner en visibilité gratuite si l’action marketing a un côté viral.

Au niveau des communications, je crois que de faire une promotion sous la forme d’un jeu permet de générer de l’engagement d’une façon détournée. Le jeu permet un canal de communication très clair, mais ne lance pas de la publicité d’une façon directe.

Au niveau de la productivité dans une entreprise, on pourrait instaurer un système de check-in pour les employés lorsqu’ils arrivent au travail. L’employé pourrait par exemple se voir remettre un point bonus pour chaque minute qu’il aurait d’avance lorsqu’ils rentrent au boulot. Ces points pourraient par la suite être échangés contre des après-midis de congés payés ou encore d’autres récompenses. Il s’agit à mes yeux d’une façon fantastique d’avoir un œil sur ses employés, de les motiver et de les récompenser s’ils travaillent bien!

La montée en force du mobile (et de l’Internet ubiquitaire en parallèle) devrait selon moi continuer à motiver des nouveaux concepts de gamification dans les prochaines années. Tout le monde aime jouer et la vie sera toujours un peu plus belle si on peut transformer des taches plates en un nouveau jeu super amusant!

 

Google+, le nouveau Facebook?

Depuis quelques heures, Internet est en pleine ébullition avec la sortie de Google+ (plus.google.com). Il s’agit d’une nouvelle plateforme sociale qui se veut être en compétition directe avec Facebook.

Ce n’est pas la première aventure pour Google dans le monde des réseaux sociaux, le 9 février 2010 (le jour de ma fête, je m’en souviens), le géant de Mountain View avait lancé son service Google Buzz. Il s’agissait d’une application web qui permettait de partager publiquement ou en privé des courts messages. Les messages étaient bien souvent des commentaires sur différentes nouvelles ou articles. Google Buzz fut un échec. Après 1 an et demi d’existence, Buzz était intégré dans seulement 0,31 % des sites Internet dans le monde. Les principaux concurrents de Google, Facebook et Twitter étaient respectivement intégrés dans 5 % et 3 % de tous les sites web.

Est-ce que Google+ sera lui aussi un échec? Seul le temps nous le dira!

Pour l’instant, tout semble bien parti pour Google. En effet, hier le 29 juin, seulement quelques heures après l’ouverture du module d’invitation sur Google+, il a dû être désactivé, car la demande était beaucoup trop forte!

« We’ve shut down invite mechanism for the night. Insane demand. We need to do this carefully, and in a controlled way, » a annoncé Vic Gundotra, le VP a la tête du département Social de Google.

Les principaux éléments qui font la réussite de Google+ sont la simplicité et la rapidité de la plateforme. L’interface très épurée est de loin supérieure aux pages Facebook remplies de publicité et d’applications toutes plus insupportables les unes que les autres.

Les fonctionnalités les plus intéressantes de Google+ sont selon moi :

·         Les Circles+. Un système de classification qui permet de classer ses amis/connaissances/familles dans certains cercles spécifiques et de seulement partager avec eux un contenu précis.

·         L’intégration d’un système de vidéoconférence a plusieurs personnes

·         La possibilité de découvrir du nouveau contenu avec Sparks

·         L’envoi de messages instantanés privés avec Google Huddle

Ayant pu jouer avec Google+ quelques heures avant tout le monde (Merci spécial à mon ami chez Google), je dois dire que j’aime beaucoup la plateforme. On a l’impression d’être dans un endroit beaucoup plus zen et simple que dans Facebook. De plus, l’application mobile pour Android permet une intégration quasi parfaite et nous permet de profiter encore mieux de la nouvelle monture de Google. Bien que pas encore disponible sous iOS, l’application devrait être disponible sous peu.

Le principal problème sera selon moi le nombre d’utilisateurs qui doit être importante pour créer un effet réseau et ainsi permettre la réussite de Google+. En effet, le principe d’un réseau social est la socialisation, donc le fait de permettre aux gens de parler, discuter ou interagir entre eux. Pour que cela soit possible, il faut qu’une grande majorité de personne soit au même endroit!

Donc voila, est-ce qu’il n’est pas trop tard pour essayer de construire un réseau de socialisation quand Facebook contient déjà environ 700 millions de comptes utilisateurs?

Je souhaite la meilleure des chances à Google. Pour tout savoir, il reste maintenant à attendre!

Wait and see !